Projection de l’indice de littératie au Québec en 2022 : un progrès qui met en lumière un enjeu important

Le financement de ce projet a été permis grâce à un partenariat entre la Commission des partenaires du marché du travail et le Centre des Compétences futures pour soutenir le développement de la main-d’œuvre au Québec.

Cette 5e étude réalisée par l’économiste Pierre Langlois pour la Fondation pour l’alphabétisation vient actualiser plusieurs données, notamment le niveau de littératie des Québécois, son lien avec le taux de diplomation des élèves québécois par rapport au reste du Canada et l’impact de ces indicateurs sur le produit intérieur brut (PIB) du Québec.

Voyez la présentation :

AlphaRéussite – 5e édition

Le financement de ce projet a été permis grâce à un partenariat entre la Commission des partenaires du marché du travail et le Centre des Compétences futures pour soutenir le développement de la main-d’œuvre au Québec.

Animation : Esther Bégin

Présentateur : Pierre Langlois, économiste

 

Citations

Mesurer les enjeux de littératie par des données probantes au Québec est essentiel afin que la société puisse saisir toute l’ampleur de ce phénomène encore omniprésent aujourd’hui. Ce qui est plus important encore, c’est de mettre de l’avant l’existence et l’accessibilité de solutions qui s’offrent à tous ceux et celles qui souhaitent améliorer leurs capacités, comme Info-Alpha et Info Apprendre.

André Huberdeau, président de la Fondation pour l’alphabétisation

 

Les enjeux de littératie ont des conséquences sur la capacité des individus à progresser dans leur carrière, sur leur niveau de revenu ainsi que sur leur accès à la diplomation. Il se forme alors une spirale de vulnérabilité sociale et économique de laquelle il est très difficile de sortir. D’où l’importance de réaliser que le problème du niveau de littératie du Québec n’est pas individuel, mais plutôt collectif.

Pierre Langlois, économiste et auteur de l’étude « La littératie au Québec : un regard local sur les enjeux »

Faits saillants

Principaux constats

1. 46 % de la population n’atteindrait pas le niveau 3 des compétences en littératie en 2022, comparativement à 53,5 % en 2012. Le Québec se rapproche ainsi de la moyenne canadienne qui s’établissait à 48,5 % en 2012.

2. Cette amélioration de 7 % s’explique par deux principaux facteurs :

⇒ Les changements démographiques au cours de la décennie, alors que les 45 à 65 ans sont surreprésentés dans les niveaux problématiques en littératie (niveaux 2 et inférieurs). Dix ans plus tard, maintenant âgés de 65 ans et plus, ils ne sont plus considérés dans la comptabilisation des résultats puisque le PEICA basait son étude sur des individus âgés de 15 à 65 ans;

⇒ L’amélioration de la diplomation, notamment au niveau secondaire (75 % pour la cohorte 2005 VS 81,8 % pour la cohorte 2013), et ce, malgré un plafonnement du progrès entre les trois dernières cohortes étudiées, soit 2009, 2011 et 2013.

 

L’impact de la diplomation sur les compétences en littératie

Concrètement, selon les données du PEICA, 85 % des individus sans diplôme secondaire n’atteignent pas le niveau 3 de compétences en littératie. En comparaison, 63,1 % des individus qui détiennent un diplôme secondaire n’atteignent pas le niveau 3, ce qui représente une amélioration de plus de 20 %. La tendance se poursuit d’ailleurs aux cycles supérieurs.

 

Des avancées importantes à réaliser

En comblant le « trou » de diplomation secondaire de près de 10 points qui place les garçons québécois (80 %) à la remorque des filles québécoises (88 %) et des garçons du reste du Canada (87 %), il serait possible de :

  • Soustraire 12 500 personnes du bassin de population associé au niveau 3 de compétences en littératie;
  • Réaliser un gain annuel de l’ordre de 165 millions $ sur le PIB du Québec.

Pour plus d’information, veuillez contacter :

Marie-Hélène La Mothe

Chargée des communications et mobilisation

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