Portraits et témoignages

Chaque jour, les intervenants des lignes téléphoniques d’aide de la Fondation entendent des témoignages touchants de personnes qui vivent des difficultés de lecture et d’écriture ou qui cherchent une formation.

La Fondation souhaite partager avec vous quelques appels qui vous permettront de mieux comprendre le travail de nos intervenants.

En dirigeant les usagers vers les bonnes ressources tout en prenant en compte leur situation géographique, familiale et professionnelle, ils contribuent à encourager les personnes dans leurs démarches et ainsi à leur faciliter l’accès aux services d’apprentissage.

Portraits

J’ai été « slaqué » du travail, l’entreprise a fermé. J’aurais pu rester à la maison, mais c’est meilleur apprendre et aller à l’école.

Boudhid

Montréal

Avant, j’écrivais comme je parle. Il faut apprendre à mettre les points et les virgules à la bonne place. La ponctuation qu’on appelle.

Yvette

Montréal

C’est un handicap quand on ne parvient pas à écrire de nous-mêmes, de former des mots de nous-mêmes, sans demander à quelqu’un d’autre.

Isabel

Montréal

Ce qui m’a amené à retourner à l’école, c’est un grand désir d’améliorer ma qualité de vie. Dès mon arrivée au Québec, en 2006, je me suis buté à l’obstacle de la langue : je parlais déjà français, mais je ne savais pas l’écrire ni le lire. J’ai commencé par m’inscrire en alphabétisation, puis à l’éducation aux adultes. Aujourd’hui, j’ai 30 ans et je termine ma première année de formation en électromécanique!… Je suis fier. En plus de m’avoir donné accès à la formation professionnelle, mes études m’ont rendu autonome dans mon nouveau pays.

Walid Midouni

L’islet

Ma formation a changé ma vie! Non seulement ma façon de m’exprimer et mon écriture ont beaucoup évolué, mais j’ai une plus grande confiance en moi. La formation aux adultes m’a apporté une meilleure culture générale et c’est très gratifiant de voir mes compétences augmenter de plus en plus. J’avais toujours rêvé de devenir ambulancier. Et c’est après m’être fait congédier de mon emploi dans la restauration que j’ai décidé de me prendre en main. Avec beaucoup d’efforts et de détermination, j’ai compris que nous pouvons tous réussir nos projets, peu importe l’ampleur de ceux-ci.

Jimmy Gouin

Thetford Mines

J’ai décidé de lâcher l’école tout jeune pour aider ma famille. Ma mère s’est séparée et mon père n’avait pas beaucoup de sous, alors j’ai décidé d’aller travailler pour les aider financièrement. Quand j’y suis retourné à 24 ans, il y avait beaucoup d’oublis et j’avais de la misère à m’exprimer. Maintenant, j’ai pas mal plus confiance en moi. Mon conseil à tout le monde : si vous n’avez pas de diplôme, ben allez-y. Moi j’ai réussi!

Éric Proulx-Boisjoli

Trois-Rivières

À l’école, je me faisais intimider. Je ne me suis pas laissé aller et je me suis inscrit à la Maison populaire pour continuer ma scolarité et apprendre à mon rythme. L’animatrice m’a fait réaliser qu’on est tous différents dans la vie avec nos forces et nos faiblesses. Pour moi maintenant le mot échec n’existe plus depuis que je prends des cours à la Maison populaire. Je participe à des cours de français et de mathématiques et j’aime l’ambiance, parce que je ne me fais pas juger par les autres participants. Grâce à l’entraide qui existe à la Maison populaire, j’ai pu sortir de ma coquille de peur et foncer dans la vie.

Martin Lanteigne

Lachute

L’École des parents m’a donné plusieurs moyens pour apprendre le français et beaucoup de moments pour le pratiquer. Dans mon pays, je ne savais ni lire ni écrire. Aujourd’hui, je commence à pouvoir écrire et je suis très contente d’aller à l’école. Avec toute l’expérience que j’ai acquise, je peux mieux répondre aux besoins de mes enfants. Je peux me débrouiller à Montréal et cela me donne une plus grande confiance en moi. Maintenant, je peux aller aux réunions d’école, parler aux professeurs et aider mes quatre enfants à réussir eux aussi. À l’école, j’ai appris à me faire des amies et ça me rend heureuse. J’ai une vie sociale et je me sens plus forte.

Fatoumata Sall

J’ai un petit garçon de 20 mois. J’ai recommencé l’école pour moi, mais aussi pour lui. Je voulais être un modèle plus tard. Je voulais lui apprendre des bonnes valeurs puis lui montrer à quel point c’est important de foncer dans la vie. Lorsque j’ai commencé l’école, on m’avait reclassée en alphabétisation. Là je passe mes examens pour entrer en 3e secondaire. Je suis très fière de ce que j’ai accompli, et fière de dire que j’ai maintenant un but : je souhaite devenir éducatrice spécialisée.

Cindy Loupret-Cabral

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